LES MOTS SUR LA PAGE par Sophie B.
«A l’atelier d’écriture, on entre et tout d’abord on se dit bonjour (c’est important)... Et puis, après, au bout de quelques semaines, on blague ensemble, on se sourit, on forme un groupe. L’atelier c’est les mots sur la page, les mots en rafales, les mots qui nous viennent, que l’on raye, que l’on lit.

Il y a les jeux : les logorallyes, les cadavres exquis, les poèmes au rasoir, et tous les autres... Et les feuilles tournent parfois, pour écrire des suites, pour se donner des pistes, pour continuer, pour aller plus loin. Pour raconter des histoires.

Parfois, on écrit trois ou quatre phrases et puis, rien d’autre ne sort, la plume est serrée, les mots ne viennent pas. Alors, on soulève une poule magique en céramique et on prend un carambar. Les carambars, ça aide forcément. Tous les écrivains mangent des carambars. Et même Victor Hugo, parfois, se prenait des carambars, en cachette, le soir, lorsque ses enfants dormaient et qu’ils ne le voyaient pas.

L’important, c’est d’explorer un peu toutes les pistes, d’aller plus loin dans son écriture, de trouver sa voix, d’essayer des styles différents, de faire ses gammes...»